Mercredi 19 mars 2008 à 10h au Luc-en-Provence.
Après un petit historique sur tout le chemin parcouru en 4 ans par un
petit groupe de dirlos marseillais et les 1 278 membres actuels, nous
sommes unanimement convaincus que la victoire sera proportionnelle au
nombre des adhésions et un appel est lancé aux collègues afin qu’ils
nous rejoignent.
Il est essentiel de ne pas rester isolés : seule l’union fera notre force…
Le G.D.I.D n’est qu’un outil pour faire aboutir nos revendications : de
plus en plus de collègues, de syndicats, de partenaires de l’école
parlent du « statut » que nous appelons de nos vœux et qui n’est plus un
mot tabou…
Etant donné qu’il est très important que nos collègues dirlos puissent
visualiser une personne identifiable derrière le G.D.I.D, nous
envisageons de lancer l’idée d’une forme de « parrainages » et d’un
travail de proximité afin de dynamiser la campagne d’adhésions.
Quoiqu’il en soit, il est clair que le message de l’association est
passé au niveau des idées comme le prouvent les résultats du sondage
I.F.O.P réalisé l’an dernier sur plus de 10 000 collègues.
Il s’en est suivi des échanges très intéressants et de nombreuses
réflexions sur le métier de directeur.
Alain Rei insiste sur le fait qu’il est capital que chacun assure sa
fonction de directeur et en ce sens, parler de « directeur chargé
d’enseignement » paraît plus approprié que de parler de « directeur
déchargé » : cette précision syntaxique n’est pas anodine et colle bien
plus à la réalité…
Nous pensons que cinq années d’expérience de terrain sont indispensables
avant de pouvoir prétendre à de telles responsabilités, et sommes
étonnés que certains syndicats présentent comme « une avancée » la
réduction de ce délai minimal : cela a pour effet de placer de nombreux
débutants en grandes difficultés.
La réflexion par rapport à « l’évolution vers un syndicat » reste en
questionnement : l’association ayant en son sein des représentants de
nombreux syndicats qui travaillent quotidiennement sur le terrain pour
faire évoluer les mentalités vis-à-vis de la direction.
De plus, Thierry Fabre précise qu’étant donné qu’il n’existe pas de
corps de directeurs cela poserait un problème de représentativité pour
l’I.A alors qu’il y a déjà 17 syndicats pour à peine 8 % de collègues
syndiqués…
Elinn Bonnardel constate que beaucoup de collègues aiment cet aspect «
fédérateur » rencontré au G D I D où de nombreux dirlos peuvent exprimer
leurs malaises par rapport aux difficultés de la fonction : beaucoup
d’entre eux viennent y chercher des solutions par rapport aux problèmes
quotidiens rencontrés dans leur école.
Une autre collègue a rejoint l’association par souci de faire avancer
les choses de manière statuaire, afin que notre profession soit enfin
reconnue.
Il est bien évident qu’il n’y a ni opposition ni dichotomie entre
l’enseignant et le dirlo que nous sommes mais le poids de la gestion
humaine, très important vis-à-vis de tous les partenaires de l’école
(collègues adjoints, familles, municipaux, différents intervenants,
etc.…) font de cette fonction un métier très spécifique.
Alain Rei précise que l’étendue des taches de direction sont telles que
dix dirlos « en souffrance » peuvent avoir dix raisons différentes de
l’être…
Certains collègues se retrouvent face à des difficultés et des problèmes
à résoudre sans avoir la formation nécessaire leur permettant de les
régler : nous ne sommes pas reconnus, à l’heure actuelle, comme exerçant
une profession à part entière… alors que la direction et un métier
d’enseignant particulier, un membre de l’équipe pédagogique ayant
capacité à aider, informer, former, animer, etc.…
Pierre Lombart s’insurge contre le fait que parfois dans le
fonctionnement de certaines écoles les « us et coutumes » passent avant
l’application stricte des textes (comme par exemple l’attribution, en
début d’année, de telle ou telle classe à « l’ancienneté »…)
Alain Vergnes fait remarquer que le nombre de messages à traiter
quotidiennement évolue de manière exponentielle sans compter que parfois
il nous est demandé d’aller chercher des informations capitales sur les
différents sites des inspections académiques…
A propos des stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires,
le problème de la responsabilité du dirlo reste posé…
Aucune réponse n’est apportée sur ce point par le ministère et il y a
une véritable cacophonie entre les dires et les décisions des divers
Inspecteurs d’Académie…
Nous proposons d’écrire au ministère afin d’obtenir une réponse
juridique officielle par rapport à l’organisation de ces stages.
D’autres courriers sont également envisagés, afin d’affirmer notre
présence sur le terrain, vers les différentes municipalités,
l’Association des Maires de France, le Ministère de l’Education
Nationale et la Présidence de la République.
Nous mettons également en place des relais locaux dans divers points du
département et ce,dans un souci de proximité : les coordonnées précises
des collègues matérialisant ces différents contacts sont accessibles sur
le blog départemental : http://gdid83.over-blog.org/
Compte-rendu effectué par A. VERGNES
Le 21 mars 2008.
Contacts départementaux :
Vergnes Alain (Toulon) : 04/94/36/64/40 06/65/50/30/72
Bonnardel Elinn (Hyères) : 04/94/65/24/12
Gomez Jean : (Le Luc) :04/94/60/83/52
Roche Pascal : (Les Tourrettes) : 04/94/76/16/49

